Pourquoi on le fait

Ce mécanisme est un puissant mécanisme de défense psychologique. Notre cerveau est programmé pour réduire la charge émotionnelle en classant certaines informations comme « non pertinentes » ou « dangereuses ». En refusant de se souvenir de l'agressivité d'une personne, par exemple, nous cherchons à maintenir un équilibre émotionnel immédiat. C'est une tentative de préservation du Moi, mais elle repose sur une simplification dangereuse de la réalité.

Ce que ça produit

1. Distorsion du récit personnel : Vous construisez une version de la réalité qui ne correspond pas aux faits, ce qui fragilise votre perception de vous-même et des autres. 2. Stagnation émotionnelle : En ne reconnaissant pas la douleur ou la frustration passée, vous ne traitez jamais la cause profonde du mal-être. 3. Répétition des schémas : L'oubli sélectif vous rend incapable d'identifier les signaux d'alerte, vous plaçant dans des situations similaires à l'origine du traumatisme.

L'alternative

L'objectif n'est pas d'oublier, mais de recontextualiser. Lorsque le souvenir est trop douloureux, ne luttez pas contre lui. Adoptez la pleine conscience narrative : reconnaissez le souvenir en disant : « J'ai ce souvenir, et il est difficile. » Décrivez le fait, sans jugement, puis identifiez l'émotion associée. Cela permet de transformer un souvenir passif et accablant en une donnée factuelle que vous pouvez analyser et intégrer.