De quoi on a peur

Les psychologues Carol Descutner et Mark Thelen ont mesuré la « peur de l'intimité » en 1991 : la difficulté à partager ses pensées et ses émotions avec une personne importante. Elle est liée à moins de satisfaction dans les relations et à plus de solitude.

Derrière, il y a souvent la peur du jugement, du rejet ou de la dépendance si l'autre connaît vraiment nos failles.

✦ Selon HumanOps
Ce qui fait peur, ce n'est pas l'autre : c'est qu'il ou elle te voie sans armure.

Les signes

Tu racontes beaucoup de choses, mais rarement ce que tu ressens. Tu fais de l'humour quand ça devient sérieux. Tu as un malaise quand quelqu'un te dit qu'il tient à toi.

Les relations restent agréables, mais elles s'arrêtent à un certain niveau de profondeur, toujours le même.

"On peut avoir beaucoup de monde autour de soi, et personne qui nous connaisse vraiment."

S'ouvrir, à petite dose

L'intimité se construit par réciprocité : chacun partage un peu plus, à son rythme. Commence par un ressenti léger (« semaine chargée » devient « cette semaine m'a pris toute mon énergie, et je ne sais pas trop pourquoi »).

Choisis une personne fiable pour t'entraîner. Et observe sa réaction : la plupart du temps, partager une fragilité rapproche au lieu d'éloigner.