Ce que la science dit
Le concept de 'Flow', théorisé par Mihaly Csikszentmihalyi, décrit un état psychologique où une personne est totalement absorbée par une activité qui demande un effort soutenu. Sur le plan neurochimique, cet état est associé à une libération de dopamine et de noradrénaline, des neurotransmetteurs essentiels à la motivation et au maintien de l'attention sur une tâche spécifique.
Lorsqu'un individu interagit avec des systèmes virtuels ou des robots sociaux, le cerveau peut entrer dans un cycle de rétroaction similaire. Si l'interaction offre une structure claire et un feedback immédiat, les circuits de la récompense peuvent être activés, favorisant une immersion qui mime les conditions du flow classique, indépendamment de la nature biologique de l'interlocuteur.
Ce qui se passe dans le cerveau
L'un des mécanismes clés du flow est ce que les neurosciences appellent la 'transient hypofrontality'. Il s'agit d'une diminution temporaire de l'activité dans certaines zones du cortex préfrontal, notamment celles responsables de l'auto-critique et de la conscience de soi. Ce phénomène permet au cerveau de se concentrer exclusivement sur l'action présente.
Dans le contexte des compagnons virtuels, cette réduction de l'activité préfrontale peut faciliter une immersion profonde. Le cerveau 'déconnecte' les signaux d'anxiété liés à l'évaluation sociale pour se focaliser sur la boucle d'interaction immédiate avec l'interface ou le robot.