Un sommeil sous surveillance
En 2002, John Cacioppo et ses collègues ont mesuré le sommeil de personnes plus ou moins isolées. Elles dormaient à peu près le même temps, mais celles qui se sentaient seules avaient plus de micro-réveils et un sommeil moins réparateur.
L'explication proposée : sans groupe pour veiller, le cerveau garde une partie de sa vigilance pendant la nuit.
Le cercle vicieux
Un sommeil de mauvaise qualité rend plus irritable, plus sensible aux émotions négatives, et moins disponible pour les autres. Ce qui peut éloigner encore des relations.
Matthew Walker et Eti Ben Simon ont même montré qu'après une nuit blanche, on garde plus de distance avec les autres et que les autres perçoivent davantage de solitude chez nous.
Mieux dormir quand on se sent isolé
Crée un rituel du soir rassurant : lumière douce, lecture, une conversation ou un message à une personne proche avant de dormir. Finir la journée sur un lien apaise.
Garde des horaires réguliers, et si les troubles du sommeil durent plusieurs semaines, parles-en à un médecin.